골목길 돌담을 걷는 시인의 발걸음은 단순한 산책이 아니라 기억과 추억을 되새기는 여정입니다. 돌담의 돌들은 손을 내밀며 친근하게 다가오고, 시인은 그 돌들을 통해 과거의 얼굴들을 떠올립니다. 웃음이 호탕한 원이, 반질반질한 석이, 장난꾸러기 환이, 잘난 채 하던 장한이... 그리고 그 사이 어둠 속에서 담을 이루고 있는 자신의 얼굴. 돌들은 단순한 물질이 아니라 사람과 이야기, 그리고 감정이 깃든 존재로 변합니다.
마지막에 손등에 떨어지는 감꽃은 시인의 추억 속에 새로운 생명력을 더합니다. 이 시는 돌담이라는 평범한 공간을 통해 삶의 흔적과 사람들 간의 연결을 섬세하게 묘사하며, 우리가 지나치는 일상의 풍경 속에서 얼마나 많은 이야기가 숨어 있는지를 깨닫게 합니다.
Stone Wall Alley
Jeong Ha-seon
Walking along the alley by the stone wall, the stones stretch out their hands, inviting a handshake. The stones clasp my hand and place it deep within my heart. That one over there has a hearty laugh like Won’s face. This one, with its glossy forehead, resembles Seok’s face. Another one reminds me of playful Hwan. And that one, always acting superior, sitting above the rest, is like Jang-han. Among them, in the shadowed corner forming the wall, lies my own face. As I walk, touching each stone on the wall, a camellia blossom softly falls on the back of my hand.
From Jeong Ha-seon’s poetry collection (Songnim-dong Dakaltang)
Si Sanmaek The poet’s footsteps along the stone wall alley are not merely a stroll but a journey of memories and reflections. The stones extend their hands warmly, and through them, the poet recalls faces from the past—Won with his hearty laugh, Seok with his glossy forehead, playful Hwan, and Jang-han, who always acted superior. In the shadows, the poet finds their own face among the stones forming the wall. The camellia blossom falling onto the poet’s hand at the end adds a fresh vitality to the memories. This poem delicately portrays traces of life and human connections through the seemingly ordinary space of a stone wall. It reminds us of the countless stories hidden within the everyday landscapes we pass by.
Mur de pierres dans une ruelle
Jeong Ha-seon
En longeant le mur de pierres dans la ruelle, les pierres tendent la main et demandent une poignée de main. Les pierres saisissent ma main et la placent dans mon cœur. Celle-ci ressemble au visage jovial de Won, toujours souriant. Celle-là, avec son front brillant, évoque le visage de Seok. Et cette autre rappelle Hwan, qui aimait tant jouer des tours. Là-bas, cette pierre évoque Jang-han, toujours en quête de supériorité. Entre elles, dans l'ombre, se trouve mon propre visage, intégré au mur. En touchant chaque pierre du mur en marchant, une fleur de kaki tombe doucement sur le dos de ma main.
Recueil de poèmes de Jeong Ha-seon (Soupe de poulet de Songnim-dong)
Les pas du poète marchant le long du mur de pierre dans une ruelle ne sont pas une simple promenade, mais un voyage pour raviver souvenirs et réminiscences. Les pierres du mur tendent la main, s’approchant avec familiarité, et à travers elles, le poète évoque les visages du passé. Le sourire éclatant de Won, la brillance de Seok, l’espièglerie de Hwan, l’arrogance de Janghan... et, parmi eux, son propre visage se dessinant dans l’ombre qui forme le mur. Ces pierres ne sont pas de simples matières, mais des entités imprégnées d’histoires, d’émotions et de liens humains. Enfin, la fleur de camélia tombant sur le dos de sa main ajoute une nouvelle vitalité aux souvenirs du poète. Ce poème décrit avec délicatesse les traces de vie et les connexions humaines à travers un espace ordinaire, le mur de pierre, nous faisant réaliser combien d’histoires sont dissimulées dans les paysages quotidiens que nous traversons.