덕적도의 여름을 담은 정하선 시인의 시, 정말 독특한 감각으로 우리를 섬의 한가운데로 데려다줍니다. 이 시는 단순히 자연을 묘사하는 것을 넘어, 섬의 여름을 청각적, 시각적으로 맛보는 듯한 경험을 선사합니다.
우럭이 공중으로 뛰어올라 매미가 된다는 상상은 무더운 여름의 생동감을 표현하며, 매미 울음이 저녁 밥상에 오른다는 묘사는 자연과 인간의 조화로운 공존을 떠올리게 합니다. 매미 울음이라는 비유는 단순한 소리가 아닌, 섬의 여름을 대표하는 하나의 상징으로 느껴지죠.
그리고 마지막 구절, "파도 소리로는 발만 덮는다"는 표현은 섬의 평온함과 여유로움을 한껏 느끼게 합니다. 이 시는 단순한 풍경 묘사에서 벗어나, 독자들에게 덕적도의 여름을 오감으로 경험하게 하는 시적 감각을 선사합니다.
At Deokjeokdo
By Jung Ha-sun
To taste the island, I boarded a boat. That summer was so scorching that the rockfish leapt into the air, transforming into cicadas. Splash—cicada cries get caught in spider webs. The twilight wraps the cicada cries and serves them on the evening table. Deokjeokdo’s summer dinner table is not filled with fish dishes but with cicada cries. A feast made entirely of cicada cries. Lying still, I dine with my ears, while the sound of waves lightly covers only my feet.
From Jung Ha-sun’s Poetry Collection (Songlim-dong Dakaltang)
Jeong Ha-seon’s poem capturing the summer of Deokjeokdo truly transports us to the heart of the island with its unique sensibility. This poem goes beyond mere depiction of nature, offering an experience that lets us taste the island’s summer through both sound and sight. The imaginative idea of rockfish leaping into the air and becoming cicadas conveys the vibrant energy of a scorching summer, while the depiction of cicada cries being served on the evening table evokes a harmonious coexistence between nature and humanity. The metaphor of cicada cries isn’t just a sound; it becomes a symbol representing the essence of the island’s summer. And the final line, “the sound of waves lightly covers only my feet,” evokes a sense of peace and leisure that defines the island. This poem transcends simple landscape description, gifting readers a poetic sensibility that allows them to experience the summer of Deokjeokdo with all their senses.
À Deokjeokdo
Par Jung Ha-sun
Pour goûter l'île, je suis monté à bord d'un bateau. Cet été-là était si brûlant que les poissons de roche sautaient dans les airs, se transformant en cigales. Splash—les cris des cigales se prennent dans des toiles d'araignées. Le crépuscule enveloppe les cris des cigales et les sert sur la table du soir. La table d'été de Deokjeokdo n'est pas remplie de plats de poisson, mais de cris de cigales. Un festin entièrement composé de cris de cigales. Allongé immobile, je dîne avec mes oreilles, tandis que le son des vagues couvre légèrement seulement mes pieds.
Extrait de la collection de poèmes de Jung Ha-sun (Songlim-dong Dakaltang)
Le poème de Jeong Ha-seon capturant l'été de Deokjeokdo nous transporte véritablement au cœur de l'île avec sa sensibilité unique. Ce poème va au-delà d'une simple description de la nature, offrant une expérience qui nous permet de goûter l'été de l'île à travers le son et la vue. L'idée imaginative des poissons de roche sautant dans les airs pour devenir des cigales traduit l'énergie vibrante d'un été brûlant, tandis que la représentation des cris des cigales servis sur la table du soir évoque une coexistence harmonieuse entre la nature et l'humanité. La métaphore des cris de cigales n'est pas seulement un son ; elle devient un symbole représentant l'essence de l'été de l'île. Et la dernière ligne, « le son des vagues couvre légèrement seulement mes pieds », évoque un sentiment de paix et de loisir qui définit l'île. Ce poème transcende la simple description de paysage, offrant aux lecteurs une sensibilité poétique qui leur permet de vivre l'été de Deokjeokdo avec tous leurs sens.